Ustensiles de cuisine : quelles matières choisir pour cuisiner, conserver et servir
Pour cuisiner sans PFAS, il faut écarter les revêtements antiadhésifs : le PTFE, connu sous le nom commercial Téflon, appartient à la famille des PFAS. Trois matières tiennent leur propriété d'elles-mêmes et n'ont donc aucun revêtement à relâcher : l'inox 18/10, la fonte et l'acier. Pour conserver, le verre et l'inox. Pour servir, le verre, la porcelaine sobre et le bois massif.
Dix secondes sur une étiquette
Ces derniers mois ont servi à comprendre : quelles substances méritent l'attention, par quelles voies elles vous atteignent — l'air, la poussière, le contact —, et pourquoi l'air du dedans compte. C'était la carte. Vient le moment de s'en servir.
Et cela commence par un geste simple : en dix secondes, une étiquette en dit plus long qu'un logo. Certains mots invitent à la vigilance — « déperlant », « anti-taches », « infroissable » —, d'autres rassurent. Savoir les repérer, c'est déjà reconnaître un bon choix.
L'air que l'on fabrique soi-même
On imagine la pollution de l'air comme une affaire du dehors — trafic, industrie, villes. À l'intérieur, une part vient pourtant de nos propres gestes. Et souvent des plus agréables.
Une poêle qui chauffe, une bougie que l'on allume, un feu que l'on attise : chacun libère de fines particules dans l'air de la pièce. Le phénomène est connu, mesuré, et il n'a rien d'inquiétant en soi. Les particules fines comptent simplement parmi les polluants de l'air les mieux suivis pour leurs effets sur les voies respiratoires. Une bonne raison de comprendre d'où elles viennent.
Trois foyers, toujours les mêmes.
Trois chemins qu'on ne voit pas
Quand on évoque la chimie d'un intérieur, un exemple revient toujours : les PFAS dans les poêles antiadhésives. Le chemin paraît clair — un revêtement, de la chaleur, un aliment au contact qui sera ensuite ingéré. Dès qu'une substance touche la peau ou passe dans la bouche, son trajet vers l'organisme se laisse aisément imaginer.
Mais un matelas, un rideau de douche, un meuble en bois reconstitué ? Eux ne s'avalent pas, ne se posent pas sur la peau. Et pourtant, leur composition trouve sa voie jusqu'à nous.
Comment ?
Trois voies, toujours les mêmes.
Le paradoxe du dedans
L'intuition dit qu'un intérieur protège. C'est vrai du froid, du bruit, du regard. L'air obéit à une autre règle.
Les chercheurs le documentent depuis quarante ans : à l'intérieur, l'air concentre deux à cinq fois plus de polluants qu'à l'extérieur. Parfois davantage. C'est la conséquence logique de la manière dont nous habitons aujourd'hui.
Trois forces, toujours les mêmes.

